Les marathons du court-métrage

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KinoLugdunum, l'historique

Kinolugdunum en un peu plus de deux mots :

C'est fin 2005 que tout aurait commencé.

Il se murmure que 4 traine-savates, aussi inaccessibles au travail qu'à une quelconque école de cinéma ou de CAP chaudronnerie, se retrouvaient régulièrement à tromper leur ennui au fond d'une traboule obscure. Un soir, l'un d'eux, vraisemblablement plus éméché que ses comparses, se serait écrié "Hé ! Vous savez quoi ! Nous aussi, on peut faire du cinéma !". Sous le regard sceptique et embrumé des acolytes, il expliqua la combine : "Ca s'appelle kino ! Le principe, c'est que c'est ouvert à tous ! Y'a pas de concours, rien à gagner, mais rien à perdre non plus ! Enfin, à part du temps, mais ça, on est équipés, pour ainsi dire... Bref, la devise, c'est "Fais bien avec rien, fais mieux avec peu, mais fais-le maintenant !" Ca semble à notre portée, non ?". Il n'en fallait pas plus : KinoLugdunum était né.

Dans un premier temps

ils organisèrent des projections à la Belle Équipe, triste théâtre de leurs libations nocturnes. Puis, suivant la migration de l'étudiante irlandaise en échange Erasmus, ils firent, 2 années durant, des projections mensuelles au Sirius, autre lieu de dépravation de la jeunesse lyonnaise, mais plutôt tendance "long drink" que "fillette de Côtes". Ascension sociale aidant, peu à peu, malgré eux, ils se prirent au jeu, apprirent l'anglais, l'allemand, et même à se servir d'une caméra. Ils parcoururent l'Europe, participant ça et là aux "Kabarets" organisés ponctuellement, où des torrents de bière belges ou germaniques arrosent des montagnes de stupre polyglotte, au prétexte d'y réaliser des courts-métrages en 48 ou 72h.

Évidemment, le ver était dans le fruit : il ne fut bientôt plus question d'activité lyonnaise, tout occupés qu'ils étaient par la création kino internationale, la copulation pan-européenne et l'ingestion des plus inavouables breuvages transylvaniens... Mais c'en fut trop. Si le corps exulte, il peut aussi dire stop.

C'est donc revenus du fond de l'Europe,

de la vérole et autres contrariétés hépatiques que les survivants réintégrèrent leurs pénates lyonnaises. Mais, incorrigibles, en cette rentrée 2011, ils s'apprêtent à relancer une nouvelle saison KinoLugdunumienne. Y survivront-ils ???